Du samedi 30 mai au samedi 6 juin 2026
Conquise par les Romains en 121 av. J.-C., la Gaule transalpine devient « province » narbonnaise sous Auguste, donnant plus tard le nom de Provence à ces riches terres. Les deux premiers siècles de notre ère voient un développement florissant de la région, qui bénéficie du commerce au carrefour de grands axes, avec ses domaines agricoles où l’on cultive le blé, la vigne et l’olive. De cette période de « pax romana », la Provence conserve de nombreux vestiges, in situ et au sein de différents musées récemment réaménagés. Nous découvrirons ainsi comment le terreau celte s’est vu enrichi d’influences culturelles grecques, puis romaines. Au Moyen Âge, le souvenir de l’Antiquité ne disparaît pas et se dévoile encore sur de nombreux monuments. Ce voyage est conçu et accompagné par Thomas Morard, professeur d’histoire de l’art et d’archéologie de l’Antiquité à l’ULiège.
Vienne. Sur les rives du Rhône, la cité du peuple des Allobroges est conquise par les Romains avec le reste du territoire de la Gaule narbonnaise dès le IIe siècle av. J.-C. Mais bien avant cela, profitant de son accès au fleuve, la ville communique déjà avec le monde grec, puis romain, via le port de Marseille. Vienne connaît un développement spectaculaire au Ier siècle de notre ère et se dote de nombreux monuments dignes d’une colonie. Le temple d’Auguste et Livie est un bel exemple du culte impérial implanté en ces territoires gaulois. Sur la rive droite du fleuve, le musée de Saint-Romain-en-Gal et son site archéologique témoignent de la richesse de la ville. Le quartier a livré des vestiges de domus majestueuses avec mosaïques et des thermes aux fresques remarquables. Le musée accueille le plus renommé des ateliers de restauration de mosaïques antiques de France.
La Provence antique : Nîmes, Orange, Arles et Glanum. À partir du temps d’Auguste, les principales cités de la Gaule narbonnaise se couvrent d’édifices romains et se développent à l’image de Rome. à Nîmes, le culte impérial se déploie au temple dit de la Maison Carrée et autour du Sanctuaire de la Fontaine. La romanisation s’exprime également dans le divertissement, avec les amphithéâtres de Nîmes et Arles, mais aussi au théâtre d’Orange, avec son impressionnant mur de scène. Aux portes de la cité-sanctuaire de Glanum, près de Saint-Rémy-de-Provence, un arc monumental domine la Via Domitia et un mausolée nous laisse deviner le quotidien d’un citoyen romain : deux évidences de la romanisation de l’élite locale.
La Provence médiévale. Au Moyen Âge, le paysage est toujours dominé par de nombreux vestiges antiques qui vont nourrir le vocabulaire architectural et décoratif des églises romanes. Au XIIe siècle, la basilique Saint-Trophime d’Arles et l’abbatiale Saint-Gilles-du-Gard déploient une iconographie chrétienne, à la manière de celle des sarcophages romains, dans des portails à l’allure d’arcs de triomphe qui associent représentations figurées et frises végétales, trahissant un héritage culturel millénaire.
La totalité du programme et des informations pratiques seront éditées ultérieurement
RENSEIGNEMENTS PRATIQUES
Prix : 2420 € (prix provisoire suceptible de varier légèrement) comprenant les trajets et transports sur place, le logement en chambre double avec petit-déjeuner, les entrées et visites guidées inscrites au programme et l’assurance « dégâts corporels ».
Supplément single : 355 €
Le voyage est conçu par Manon Vanheesbeke
Guide Conférencière
Diplômée en histoire de l'art